Mon premier enfant s'est fait attendre...

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\ Accouchement du 01 février 2008
t Durée : 20 heures

Tout a commencé dans la nuit de mercredi à jeudi à 1h du matin, je me suis levée car j'avais une envie bizarre d'uriner. Puis, à 3h45, j'ai eu l'impression de faire pipi au lit alors je me suis levée et j'ai réveillé Yannick mais je n'étais pas sur de moi. Il m'a dit de sentir le liquide pour être sure que ce n'était pas de l'urine et en effet, il n'avait pas d'odeur. J'ai pris le temps avant de partir à l'hôpital de prendre une douche qui m'a conforté dans mon esprit car je perdais du liquide malgré moi. Nous sommes passés par le service des urgences à 5h puis avons été au service maternité. J'étais la seule maman à ce moment là. J'ai été examiné, ma poche des eaux était belle et bien rompue. A cet instant je ne ressentais aucune contraction mais j'en avais sur le minitoring. Mon col était couvert à 1. Je me suis dis que je serrais sortie d'affaire en fin d'après-midi. J'ai été transférée dans une chambre de préparation à l'accouchement où il y avait un ballon qui permet de faire des exercices qui accélère la descente du ballon. J'ai été examiné vers 9h et à mon grand désespoir mon col n'avait pas bougé. J'ai donc pris une douche et marché dans les couloirs de l'hôpital. Nous avons d'ailleurs croisé une amie qui doit accoucher le 20 février, elle venait pour sa dernière visite et son col est déjà ouvert à 2. On m'a ensuite osculté à 12h, et toujours le même scénario ; mon col était toujours à 1. J'ai eu le droit de manger un petit déjeuner très léger que j'ai "avalé en une bouchée". Il fut le bienvenu. Vers 15h, mon col était à 2. Je souffrais terriblement des contractions, heureusement que Yannick était là près de moi. Je lui serrais la main à chaque contraction ou plutôt je lui écrasais la main à chaque contraction. On m'a prescrit des suppositoires de spasfon afin de me calmer mais je n'ai pas senti la différence. J'ai repris une douche qui m'a fait beaucoup de bien car je souffrais en bas du dos et bien sûr en bas du ventre. J'ai également re-marché, descendu et monté les escaliers mais en vain, cela n'avait pas les effets escomptés. A 19h, l'équipe a décidé de m'injecté un produit par perfusion afin d'accélérer le travail. A partir de ce moment là, j'ai crié à la mort, je souffrais martyr, il m'était impensable de laisser les gens comme ça. On m'annonça que j'allais aller dans la salle de travail car mon col était à 3 et il s'effaçait donc l'anesthésiste pouvait me poser la péridurale. J'ai encore attendu plus d'une demi-heure car l'anesthésiste finissait d'en poser une sur une autre femme qui était arrivé à l'hôpital vers 10h30. Lorsqu'il est arrivé l'équipe médicale a demandé à Yannick de sortir de la pièce le temps de me faire la piqûre. J'appuyais ma tête baissée contre une apprenti la sage-femme qui était en 4ème année, le temps de l'injection, tout en restant immobile entre deux contractions insupportables. Cette sage-femme s'appelle Mélanie, elle me conseillait, sa voix douce était agréable et m'a détendue. Mon col entre temps avait gagné un petit centimètre. Il m'a fallu encore patienter 5 longues et interminables minutes afin de trouver les bienfais de la péridurale. Après ce fut que du bonheur. On a longuement discuté avec la sage-femme et je l'ai remerciée car elle m'a été d'un grand réconfort. C'est une femme qui aime sa profession et ça se voit. Mon col s'est ouvert de 3 cm au bout de 3/4 d'heure de péridurale, il en était à 7. Il est passé de 7 à 10 en 1 heure. Du coup, il fallait attendre encore que la tête du bébé soit descendue pour débuter la poussée. Nous voyons l'heure qui passait sans savoir si le bébé allait naître le jeudi 31 janvier ou le vendredi 1er février. Puis vers 23h50, la sage femme commençait à apercevoir ses cheveux et me faisait souffler pour le faire descendre. Une autre sage-femme et une auxiliaire puéricultrice l'épaulait. Ce n'est que vers minuit 20 que Mélanie m'a demandé de poussée dans le bas du ventre lorsque je ressentais les contractions. Mon problème était que les contractions n'étaient pas fortes et que je n'avais plus beaucoup de force pour pousser. Au bout de 20 minutes, elles m'ont dit que s'il n'était pas sorti d'ici 10 minutes, elles devaient appeler le médecin. Je voyais les choses venir : césarienne après tout ce travail, quel horreur ! Du coup, me voyant essoufflée (pulsation de coeur à 180), la sage-femme s'est agenouillée à ma nuque puis à expulsé le bébé avec ses mains en le poussant vers la sortie et là, j'ai poussée un bruit comme jamais. J'ai ressenti les coups de ciseaux vifs effectués, cela fait très mal. Ma sensation éprouvée à ce moment était de perdre mes organes chauds. Tout de suite, Mélanie a posé le bébé sur mon ventre. Il a crié dès sa sortie puis les battements de mon coeur ont du l'apaisé il est devenu très calme. L'auxiliaire puéricultrice lui a mis son bonnet de naissance. Elle a parlé au bébé en lui expliquant qu'il avait le droit de pleurer. 5 minutes se sont passées et là, j'ai demandé à savoir quel était le sexe. C'était une fille que l'on a prénommé Anaïs. On lui a dit bienvenue dans le monde des grands. Mélanie a coupé le cordon. Après j'ai compris que j'avais eu une déchirure en plus de l'épisiotomie. J'ai ensuite du pousser une dernière fois afin de sortir le placenta. Mélanie m'a tout de suite recousu et là je devais resté immobile mais la douleur était terrible, je ressentais tous les points qu'elle me faisait. Je levais les fesses à chaque fois, c'était plus fort que moi. J'ai demandé à Yannick d'appuyer sa main sur ma hanche afin que je ne bouge plus. Mélanie m'a ensuite fait une anesthésie, j'ignore pourquoi elle ne l'a pas fait plus tôt mais là je ne ressentais presque plus rien et j'étais enfin bien. L'auxiliaire puéricultrice a pris le bébé afin de lui dégager les voies respiratoires, l'a pesé (3kg410), lui a mis une couche avec papa et l'a habillé. Elle a décidé de lui laver juste les cheveux car ils avaient beaucoup de sang et cela provoque une odeur assez désagréable. J'ai fait des chutes de tension qui inquiétait un peu le personnel médical. Après toutes ces longues heures, il était 4h30 vendredi 1er février et l'on m'a dirigé vers ma chambre où un petit déjeuner m'attendait et croyez moi il fut très apprécié car je n'avais pas eu le droit de manger depuis la veille à 11h. Papa est parti prévenir ses parents en pleine nuit puis est rentré dormir à la maison. Anaïs a réclamé à manger vers 6h puis le petit déjeuner m'a été resservi à 7h30. La nuit fut très courte.

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